

Mercredi 27 mai, plus de 30 représentant·es des AED se sont rassemblé·es devant la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (DGER), à Paris, et sont venu·es crier leur colère. Mais elles et ils étaient plus nombreux·euses dans les lycées à mobiliser en faisant valoir leur droit de grève.
Lors de ce rassemblement les AED ont exprimé leur désarroi mais aussi leur colère face à une précarité institutionnalisée (salaire, temps de travail, absence de formation, public qui est de plus en plus en difficulté) mais aussi l’attachement à leur métier et le rôle central pour les lycées qu’elles et ils jouent au quotidien.
Une délégation d’AED, accompagnée par des représentant·es de l’Élan Commun a rencontré M. FOURESTIER, adjoint délégué au sous-directeur des établissements, des dotations et des compétences et Mme CHENAL, adjointe au sous-directeur de la gestion des carrières et de la rémunération.
Après une prise de parole des AED pour décrire leur conditions de travail et de vie au quotidien, les échanges ont porté sur le revendications suivantes :
Cette journée de mobilisation témoigne aussi d’un dialogue social en panne qui a conduit à cette journée d’appel à la grève.
Les réponses de l’Administration ont été décevantes au vu de l’étendue des demandes et des attentes des agent·es.
L’échange n’a donc pas abouti à des réponses satisfaisantes, c’est pourquoi les représentant·es des AED demandent un vrai calendrier de travail avec l’Administration pour obtenir des avancées.
A très court terme, il est nécessaire que la rémunération des AED en CDD et en CDI soit revalorisée notamment avec l’évolution du SMIC, que la revalorisation triennale des AED en CDI soit effective, qu’un groupe de travail issu du CSA EA soit mis en place avec comme objectif la réécriture de la note de service AED qui date de 2003 !
Il est nécessaire également que le SRH et la DGER précisent aux autorités académiques et aux Directions d’EPL que les CDD doivent être prolongés et la CDISATION mise en place pour les agent·es quand les besoins sont maintenus.
En l’absence de véritables engagements, nous appelons les AED à participer massivement à la prochaine mobilisation du 2 juin prévue à l’Éducation nationale. La voix de chacun·e permettra de faire levier pour obtenir de vraies réponses à nos revendications légitimes.