
Dès l’ouverture de la réunion, l’Élan Commun a dénoncé une méthode de travail jugée inacceptable. L’administration a une nouvelle fois présenté des documents en séance, sans les transmettre en amont, empêchant toute préparation sérieuse. Une stratégie perçue comme un manque de respect envers les représentant.es des agent.s du MAASA, cette manière de procéder est un frein aux échanges constructifs et au travail collaboratif bases d’un réel dialogue social.
Avec une enveloppe initiale de 51 000 points réduite à 38 000 après réformes, et une consommation actuelle de 23 500 à 23 600 points, le constat est clair : 9 000 points restent à attribuer. Face à cette sous-consommation, l’administration a proposé deux scénarios, chacun avec ses implications et ses risques.
– Scénario 1 (transitoire infirmières) : 7 600 points pour les infirmières, une mesure temporaire en attente d’un alignement avec l’Éducation nationale, mais qui soulève une inquiétude majeure : le risque de perte définitive des points si ceux-ci ne sont pas redéployés vers la filière RH de proximité. Les organisations syndicales ( ont exigé des garanties pour éviter ce gaspillage.
– Scénario 2 (filière RH de proximité) : Élargissement aux gestionnaires de paie, de corps, et aux coordinateurs RH, avec une couverture inter-programmes. L’administration met en avant la reconnaissance des fonctions en tension et les effets positifs sur la mobilité et l’attractivité.
L’administration a annoncé une saisine du guichet unique début décembre 2025, avec une mise en œuvre prévue pour 2026. Les OS ont quinze jours pour soumettre leurs propositions. Une décision qui sera publiée au BOAGRI et mise à jour trimestriellement. Un délai court pour des enjeux majeurs.
Les quinze prochains jours seront décisifs. Face à un calendrier imposé, l’Élan Commun veillera à ce que les propositions ne soient pas dictées par des logiques budgétaires ou administratives, mais bien par les besoins des agents et l’équité. La redistribution des points doit être l’occasion de renforcer la solidarité entre toutes les catégories d’agent•es, en priorisant ceux qui subissent les conditions de travail les plus difficiles et les reconnaissances les plus faibles.
La transparence, la justice sociale et la démocratie syndicale resteront les piliers de notre action, pour une NBI qui serve enfin l’intérêt collectif.